- Le ministre français des Affaires étrangères a salué lundi “les efforts de médiation” du Pakistan entre l’Iran et les États-Unis.
- Il a également souligné la nécessité de garantir des négociations “les plus inclusives possibles”, a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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XI JINPING BIENTÔT REÇU AUX ÉTATS-UNIS
Donald Trump accueillera Xi Jinping ce mercredi, pour une visite de trois jours aux États-Unis. Parmi les sujets sur la table, la géopolitique, et notamment le conflit en Iran : la Chine est un partenaire primordial pour Téhéran ⬇️
International
REPRISE “PARTIELLE” DE LA CIRCULATION VIA ORMUZ
Les flux via le détroit d’Ormuz “ont repris partiellement, avec environ 2,8 millions de barils par jour observés sur les six derniers jours, contre 700.000 en août”, a indiqué à l’AFP l’expert John Plassard, de Cité Gestion.
En parallèle, les opérateurs surveillent l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite, mis à l’arrêt récemment après des frappes de drones. La compagnie nationale saoudienne de pétrole Aramco “s’emploie à rétablir environ la moitié de la capacité” de cette infrastructure essentielle, a indiqué Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
LES COURS DU PÉTROLE EN RECUL
Les cours du pétrole ont chuté lundi face aux espoirs d’une reprise du dialogue entre Washington et Téhéran, à l’approche d’une série de rendez-vous diplomatiques prévus cette semaine sur fond de conflit au Moyen-Orient, notamment l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, a lâché 3,40% à 100,34 dollars, après avoir touché un plus bas en séance à 98,98 dollars. Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, est lui tombé de 4,51%, à 95,78 dollars. “Les prix du pétrole reculent sur fond d’anticipations de possibles négociations diplomatiques” concernant la guerre au Moyen-Orient, a commenté auprès de l’AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
PARIS APPELLE À DES “NÉGOCIATIONS LES PLUS INCLUSIVES POSSIBLES”
Jean-Noël Barrot a par ailleurs échangé avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, en marge également de l’Assemblée générale de l’ONU. Le ministre des Affaires étrangères “a salué les efforts de médiation du Pakistan entre l’Iran et les États-Unis et a souligné la nécessité de garantir des négociations les plus inclusives possibles”, a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué.
L’objectif est de “contribuer à sécuriser les approvisionnements notamment énergétiques et par ailleurs régler de manière durable les menaces émanant de l’Iran sur les plans nucléaire, balistique et régional”, a-t-il ajouté.
“IMPÉRATIF” DE LA “LIBERTÉ DE NAVIGATION”
Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a échangé avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Tous deux ont “souligné l’impératif que constitue la liberté de navigation dans les détroits d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb”, selon un communiqué du Quai d’Orsay.
“Le ministre a proposé à l’Inde de travailler conjointement sur ce dossier crucial pour la stabilité et la prospérité de l’Europe et de l’Asie, et rappelé l’initiative franco-britannique lancée pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz”, a-t-il ajouté.
“TENTER DE DISSIMULER LA VÉRITÉ”
Les Etats-Unis ont privé de visas une partie de la délégation du président iranien Massoud Pezeshkian, qui doit quitter mardi l’Iran pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ont rapporté les médias iraniens. En réponse, la diplomatie iranienne a accusé Washington de “bafouer le droit d’accès à l’information”, pointant aussi la récente décision de Donald Trump d’interdire à trois médias américains (nouvelle fenêtre) l’accès à la Maison Blanche.
“Lorsqu’un gouvernement claque la porte au nez – même à des journalistes américains qu’il n’apprécie pas – et interdit l’accès aux reporters étrangers, y compris à l’équipe de communication du président iranien, dont il préférerait faire taire la voix, il ne s’agit pas de gérer l’accès à l’information. Il s’agit de tenter de dissimuler la vérité”, a réagi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
RENCONTRE MACRON-TRUMP
Emmanuel Macron, qui s’apprête à rencontrer Donald Trump lundi à New York, a prévu de lui parler “en toute franchise” pour essayer de “l’orienter vers les bonnes décisions”, en Ukraine mais aussi sur le conflit au Moyen-Orient. Le président français a dit vouloir bâtir une “solution de paix” pour le détroit d’Ormuz, la “clé” pour que les marchés des carburants “se détendent”.
SANCTIONS AMÉRICAINES
L’Irak va suspendre les vols des compagnies aériennes iraniennes, ont indiqué lundi deux sources gouvernementales à l’AFP, peu après l’annonce par Washington de leur mise à l’arrêt imminente sous l’effet des sanctions américaines.
“L’Irak appliquera l’interdiction visant les compagnies aériennes iraniennes, conformément à la décision du Trésor américain, à partir de mardi à l’aube”, a déclaré un responsable irakien, ajoutant que “les pays qui n’appliqueraient pas cette décision s’exposeraient à des sanctions”. Des informations confirmées par une seconde source.
LE PRÉSIDENT DU YÉMEN A DEMANDÉ L’AIDE DE TRUMP
Le président du Conseil présidentiel yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, a sollicité le soutien des États-Unis dans le combat contre les Houthis pro-iraniens, lors d’un appel téléphonique dimanche avec Donald Trump, a indiqué à l’AFP une source au sein de son entourage.
Le président américain a fait part à Rachad al-Alimi de sa solidarité après l’offensive éclair des Houthis, qui contrôlent désormais une grande partie du Yémen, mais il n’a pas promis de soutien militaire, a précisé cette source.
“UN FLUX IMPORTANT DE PÉTROLE ET DE GAZ”
“Nous continuons à constater un flux important de pétrole et de gaz transitant par le détroit d’Ormuz, malgré les actes de terrorisme perpétrés quotidiennement par les Iraniens à l’encontre des navires”, a assuré le vice-président américain JD Vance.
Washington a “pris des mesures pour garantir que l’Iran ne dispose pas d’armes nucléaires”, et “en réponse”, Téhéran “s’en prend à la navigation internationale”, a-t-il accusé. “Nous voulons essayer de protéger la libre circulation des marchandises autant que possible”, a-t-il poursuivi, assurant que “de nouvelles discussions auront lieu cette semaine” à New York, où va se tenir l’Assemblée générale de l’ONU.
UN NAVIRE TOUCHÉ PAR DES “DÉBRIS DE PROJECTILES”
Un navire a été touché dans le détroit d’Ormuz, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, une deuxième attaque de la journée dans cette stratégique voie maritime. “Le capitaine d’un navire transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) a signalé que son bateau avait été touché par des débris de projectiles d’origine inconnue”, écrit-elle sur X, ajoutant que l’équipage était sain et sauf.
L’Iran, qui revendique le contrôle du détroit, n’autorise par les navires à l’emprunter sans sa permission, et cible régulièrement ceux qui s’y aventurent.
“NOUS PRENONS L’ÉCONOMIE IRANIENNE À LA GORGE”
Invité sur la chaîne Fox News (nouvelle fenêtre), l’ambassadeur Mike Waltz, représentant des États-Unis auprès des Nations unies, a affirmé que l’Iran n’a “plus la capacité de projeter sa puissance, même au-delà de ses côtes”. Sur le plan économique, “la monnaie iranienne s’effondre”, “l’inflation grimpe en flèche” et “sa capacité à subventionner ne serait-ce que l’essence (…) n’est plus là”, a-t-il assuré, sans davantage de détails.
“Nous constatons désormais qu’ils ne peuvent même plus payer une grande partie des fonctionnaires, ni certains éléments de leur armée”, a encore lancé le représentant américain. “Nous prenons l’économie iranienne à la gorge. Le président Trump ne va pas se dérober”, a-t-il assuré.
LE BRENT REPASSE SOUS LES 100 DOLLARS
Le baril de Brent, référence internationale du pétrole, est repassé sous les 100 dollars, tandis que l’équivalent américain le WTI perdait plus de 5%. Le marché attendant de nouvelles discussions diplomatiques sur la guerre au Moyen-Orient, avec notamment l’Assemblée générale de l’ONU cette semaine à New York.
Vers 10h15 GMT (11h15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, perdait 4,02% à 99,69 dollars. Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, tombait de 5,06% à 95,22 dollars.
“VISITE HISTORIQUE À TOUS LES ÉGARDS”
Le président américain Donald Trump a fait parvenir une lettre au président du Liban, le général Joseph Aoun, revenant sur leur rencontre à Washington, le 21 juillet dernier. “Ce fut un honneur pour moi de vous accueillir à la Maison Blanche à l’occasion d’une visite historique à tous les égards, la première d’un chef d’État libanais depuis près de deux décennies”, a déclaré le dirigeant américain, cité par les services présidentiels libanais. “À l’heure où le Moyen-Orient est en proie à des conflits, j’admire votre leadership déterminé au nom du Liban et de son peuple.”
LES COMPAGNIES AÉRIENNES IRANNIENNES PRISES POUR CIBLE
Le ministre américain des Finances Scott Bessent a averti que les compagnies aériennes iraniennes connaîtraient des difficultés à opérer d’ici deux jours sous le poids des sanctions américaines, alors que l’administration Trump cherche à maintenir la pression sur Téhéran.
Le 23 septembre, “les compagnies aériennes iraniennes ne pourront plus fonctionner, partout dans le monde”, a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CNBC. Lorsque leurs avions atterriront, “vous ne pourrez pas leur fournir de carburant, vous ne pourrez pas leur fournir de services d’aide à l’atterrissage (…) ou vous serez exclus du système dollar”, a-t-il ajouté.
Au début du mois, le gouvernement américain avait placé sur sa liste noire l’entièreté du secteur aérien iranien et avait menacé de sanctionner toute organisation travaillant avec les compagnies aériennes d’Iran.
“CONTENIR LES TENSIONS”
Le ministre des Affaires étrangères d’Arabie Saoudite, Fayçal ben Farhan Al Saoud, a échangé par téléphone avec ses homologues du Koweït, de l’Egypte et de la Turquie, ont annoncé le ministère sur X (nouvelle fenêtre). Au cours de ces appels, “les échanges ont porté sur les développements dans la région, ainsi que sur les efforts conjoints visant à contenir les tensions qui y règnent, de manière à contribuer au maintien de sa sécurité et de sa stabilité”, indique-t-il dans un communiqué, sans davantage de détails.
VISAS
Les États-Unis ont privé de visas une partie de la délégation du président iranien Massoud Pezeshkian, qui doit quitter ce mardi l’Iran pour participer à l’Assemblée générale de l’ONU à New York, ont rapporté des médias iraniens.
“Dans une mesure hostile sans précédent de la part du gouvernement américain, Trump a refusé de délivrer des visas à certains membres de la délégation de haut rang du président, y compris au sein de son équipe de communication”, a notamment indiqué l’agence de presse gouvernementale Irna.
DÉTROIT D’ORMUZ
Un navire a été visé par “un projectile inconnu” dans le détroit d’Ormuz, et deux membres d’équipage ont été légèrement blessés, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO sur X.
L’Iran, qui contrôle le stratégique passage maritime, n’autorise pas les navires à l’emprunter sans sa permission, et cible régulièrement ceux qui s’y aventurent.
REVIREMENTS
Donald Trump s’est ravisé plusieurs fois ces derniers jours sur sa stratégie au Yémen, partagé entre les pressions saoudiennes pour frapper les Houthis pro-iraniens et le risque d’engager les États-Unis dans un nouveau front au Proche-Orient, selon le quotidien américain (nouvelle fenêtre) The New York Times.
Le dilemme auquel est confronté le président américain a culminé jeudi lors d’un nouvel appel du prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane “l’implorant une nouvelle fois d’intervenir pour freiner l’avancée rapide” des Houthis, affirme le journal. Donald Trump avait affirmé la veille à ses conseillers qu’il était opposé à des frappes mais il a changé d’avis après cet entretien “et a ordonné au Pentagone de préparer des frappes aériennes contre les Houthis”, poursuit le Times.
Il a semblé s’être de nouveau ravisé à la mi-journée dimanche et avoir renoncé “au moins pour l’instant” à de telles frappes, selon des témoignages de responsables de l’administration recueillis sous couvert de l’anonymat par le New York Times. La Maison Blanche a refusé de commenter ces informations.
“NOUVELLES CIBLES”
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé ce lundi de viser “de nouvelles cibles”, avec “de nouvelles armes”, en cas d’attaque des États-Unis, ont-ils indiqué dans un communiqué.
“En cas de nouvelle attaque, il y aura des changements significatifs dans notre défense et contre-offensive”, ont-ils écrit, évoquant “une modification de la géographie de la guerre”, et un “changement des armes et des équipements militaires utilisés”.
“Nous utiliserons de nouvelles armes dotées de nouvelles capacités sur le champ de bataille, et le monde sera surpris”, ont-ils précisé. Les Gardiens, puissante force armée iranienne, émettent régulièrement ce genre d’avertissements depuis le début du conflit au Moyen-Orient, et notamment ces derniers jours.
IRAN
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va faire escale au Qatar, médiateur dans le conflit entre Téhéran et Washington, avant de se rendre à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, selon l’agence d’Etat Irna. Le ministre “a quitté Téhéran dimanche soir à destination de New York (…) et fera une brève escale à Doha afin de tenir des consultations sur les derniers développements dans la région”, écrit l’agence.
Les Etats-Unis avaient annoncé jeudi avoir décidé d’autoriser la délégation iranienne, dont le président Massoud Pezeshkian, à participer à l’Assemblée générale de l’ONU malgré le conflit en cours. Cet arrêt d’Abbas Araghchi à Doha intervient alors que l’Iran a dit avoir de nouveau transmis aux Etats-Unis, via le médiateur qatari, ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz.
Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.
Un protocole d’accord conclu en juin entre l’Iran et les Etats-Unis et visant à mettre fin au conflit a volé en éclats en juillet.
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Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, va faire escale au Qatar, médiateur dans le conflit entre Téhéran et Washington, avant de se rendre à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, selon l’agence d’État Irna. Le ministre “a quitté Téhéran dimanche soir à destination de New York (…) et fera une brève escale à Doha afin de tenir des consultations sur les derniers développements
dans la région
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, écrit l’agence.
Les États-Unis avaient annoncé jeudi avoir décidé d’autoriser la délégation iranienne, dont le président Massoud Pezeshkian, à participer à l’Assemblée générale de l’ONU malgré le conflit en cours. Cet arrêt d’Abbas Araghchi à Doha intervient alors que l’Iran a dit avoir de nouveau transmis aux États-Unis, via le médiateur qatari, ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz.
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Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les États-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.
Un protocole d’accord conclu en juin entre l’Iran et les États-Unis et visant à mettre fin au conflit a volé en éclats en juillet.
Depuis, les négociations sont dans l’impasse et la guerre s’est étendue au front yéménite. Les États-Unis disent redouter une “escalade rapide”
des hostilités au Moyen-Orient après les attaques des Houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite, dont la capitale a été visée pour la première fois depuis des mois par ces combattants pro-iraniens. Donald Trump, qui devait passer tout le week-end dans la résidence présidentielle champêtre de Camp David dans le Maryland, est rentré à Washington samedi soir.

